La procédure légale de licenciement économique en France est strictement encadrée par le Code du travail afin de protéger les salariés tout en permettant aux entreprises de s’adapter à des difficultés économiques.
Voici les étapes principales d’un licenciement économique, que ce soit pour un salarié individuel ou un licenciement collectif .
- Définition du licenciement économique
Un licenciement est considéré comme économique s’il est motivé par :
✅ Des difficultés économiques (baisse du chiffre d’affaires, perte de commandes, dégradation de la trésorerie).
✅ Des mutations technologiques (remplacement de postes par des machines ou nouvelles technologies).
✅ Une réorganisation de l’entreprise pour maintenir sa compétitivité .
✅ La cessation d’activité de l’entreprise.
📌 L’employeur doit pouvoir justifier un impact direct sur l’emploi.
- Étapes du licenciement économique individuel
➡ Si l’entreprise licencie 1 ou 2 salariés maximum sur 30 jours.
1️. Information et consultation des représentants du personnel
- Si un CSE (Comité Social et Économique) existe dans l’entreprise, il doit être consulté.
2️. Recherche de reclassement
- L’employeur doit proposer tous les postes disponibles dans l’entreprise.
- Si le reclassement est impossible, l’employeur peut poursuivre la procédure.
3️ Convocation du salarié à un entretien préalable
- Lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR) ou remise en main propre.
- Délai minimum de 5 jours ouvrables avant l’entretien.
4️. Entretien préalable
- L’employeur explique les raisons du licenciement et répond aux questions du salarié.
- Le salarié peut être assisté par un représentant du personnel ou un conseiller extérieur.
5️. Notification de licenciement
- Après un délai de réflexion de 7 jours (ou 15 jours pour un cadre) , l’employeur envoie une lettre de licenciement en recommandée avec accusé de réception.
- La lettre doit préciser les motifs économiques , les efforts de reclassement et les droits du salarié.
6️. Préavis et indemnités
- Préavis selon l’ancienneté : 1 mois (de 6 mois à 2 ans d’ancienneté) ou 2 mois (plus de 2 ans).
- Indemnités légales de licenciement (au moins 1/4 de mois de salaire par année d’ancienneté jusqu’à 10 ans, puis 1/3 au-delà).
- Indemnité compensatrice de congés payés si nécessaire.
📌 Si l’entreprise a moins de 1 000 salariés, elle doit proposer au salarié un CSP (Contrat de Sécurisation Professionnelle) avant de notifier le licenciement.
CSP (Contrat de Sécurisation Professionnelle)
Le CSP (Contrat de Sécurisation Professionnelle) est un dispositif destiné aux salariés licenciés pour motif économique dans les entreprises de moins de 1 000 salariés ou en redressement/liquidation judiciaire .
📌 Objectif :
Aider le salarié à retrouver rapidement un emploi en lui offrant un accompagnement renforcé et une allocation spécifique .
🔹 Principaux avantages :
- Accompagnement personnalisé par Pôle emploi pendant 12 mois.
- Indemnisation avantageuse :
- 75 % du salaire brut si le salarié avait au moins 1 an d’ancienneté .
- Sinon, l’indemnisation équivaut à l’ allocation chômage .
- Formations financées pour une reconversion ou une montée en compétences.
- Possibilité de reprendre un emploi en CDD ou CDI avec des aides financières.
🔹 Conditions :
- L’entreprise doit proposer le CSP au salarié avant la notification du licenciement .
- Le salarié a 21 jours pour accepter ou refuser.
- S’il accepte, il ne touche pas d’indemnité de préavis mais bénéficie de l’allocation CSP.
Conclusion
📌 Le licenciement économique doit respecter une procédure stricte sous peine de sanctions pour l’employeur.
📌Les salariés ont des droits , notamment en matière de reclassement, d’indemnisation et de recours.
📌 La DREETS joue un rôle clé dans le suivi et la validation du processus.